CONFÉRENCES 2022

Le Mardi 12 Avril :

Les grands défis de la SNSM

En ce début du XXI ème siècle

Par LE Contre-amiral (2S) Pierre MARTINEZ

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Délégué du Morbihan pour la SNSM

Héritière des associations philanthropiques du 19ème siècle qui avaient pour vocation de porter secours aux naufragés le long des côtes françaises, la SNSM, créée en 1967,  est en perpétuelle évolution pour s’adapter aux besoins nouveaux de son engagement, issus d’usages nouveaux de la Mer, de populations nouvelles d‘usagers de la Mer, de profils nouveaux des membres qui rejoignent l’association, et d’un contexte réglementaire, juridique, sociétal lui même extrêmement changeant, et toujours plus exigeant.

Il lui faut agir dans tous les domaines, technologie, innovation, maintenance assistée par ordinateur, management, formation des sauveteurs...  et bien évidement : communication.

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Aujourd’hui, la SNSM se bat pour préserver son modèle historique qui repose sur deux piliers : le bénévolat des sauveteurs en Mer et le recours à la générosité du public pour la majorité de ses ressources financières. Il ne s’agit pas là d’une démarche nostalgique mais du constat qu’au delà du service rendu au sein du dispositif national de sécurité en Mer, la SNSM contribue à la manifestation de magnifiques valeurs de solidarité, d’engagement et de courage, dans ses rangs comme dans la population de ses fidèles soutiens.

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C’est un combat permanent dont les clés sont l’efficacité opérationnelle des interventions de sauvetage et d’assistance réalisées, la sympathie générée auprès des donateurs potentiels, le sentiment pour les sauveteurs d’êtres utiles et de savoir leur engagement reconnu.

 

En ce début de 21ème siècle, la solidarité des gens de Mer a encore une signification, la SNSM y puise sa motivation et entend y tenir sa place.

Le Mardi 08 Mars :

La transition énergétique

dans la construction navale

Par Yannick BIAN

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Directeur Général

Chantier A C B S

Au XXe siècle la technique de construction des navires de pêche en bois dominait aux Sables d’Olonne. Dans le contexte de relance économique de l’après-guerre, les rives de la Ria voient l’arrivée de 2 Sablais, Herbert et Héraud, qui achètent un terrain de 650 m2 à Mané Bras. Ils creusent, à la dynamite de roche, une cale de lancement et installent un hangar-atelier avec bureaux, salle de traçage et une étuve dite la « bouzine ». Entre 1948 et 1979 ,193 bateaux vont sortir du chantier. L’entreprise compte alors 46 salariés.

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  • En 1979 un premier virage, ou plutôt un premier changement de cap, avec la reprise du chantier par les fils Héraud Paul et Yvon. La plus importante est le changement de matériaux avec le passage du bois à l’acier ce qui entraine un changement des méthodes de travail et également la construction d’un nouvel atelier. Entre 1980 et 1991 le chantier se spécialise dans la construction de barges ostréicoles et de chalutiers en acier d’une taille comprise entre 15 à 25 m. Alors que le chantier bat son plein, l’Europe, en 1991, demande une diminution considérable de l’effort de pêche et lancera le plan Mellick.

  • Depuis 2013, le chantier doit relever le défi de la construction de navires à faible empreinte carbone : aluminium, navires électriques et hydrogènes.

Le Mardi 08 Février :

Le sous-marin MINERVE

L'épave retrouvée 51 ans après le naufrage

Par Jean-Yves LE LAN

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Le sous-marin Minerve était un sous-marin diesel-électrique de la Marine française de la classe Daphnée.
Il était appelé sous-marin de « 800 tonnes » comme les autres sous-marins de ce type et dit à « hautes performances ». Cette dernière qualification se justifiait par le fait que les sous-marins de cette classe étaient les premiers de la Marine française à pouvoir plonger à trois cents mètres et qu’ils avaient une bonne aptitude à changer rapidement d’immersion.

Il fut lancé le 31 mai 1961 aux chantiers Dubigeon à Nantes.
Le 27 janvier 1968, lors d’un en- traînement au large de Toulon, il sombra.

Des recherches furent effectuées immédiatement pour essayer de le localiser et de sauver l’équipage mais sans succès. Un long silence suivit cette disparition et ce ne fut qu’en février 2019 que la ministre des Armées, Florence Parly, annonça la reprise des recherches. Ces recherches aboutir le 22 juillet 2019 par la découverte des restes du sous-marin par plus de 2 000 mètres de profondeur.

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À l’occasion de la découverte de l’épave de la Minerve, deux cérémonies distinctes se déroulèrent en septembre 2019 à la demande des familles. Une première, ouverte à tous, eut lieu à Toulon le 14 septembre avec une messe à l’église Saint-Jean Bosco dans le quartier du Mourillon suivie d’un moment de recueillement au Monument national des sous-mariniers et l’autre, intime, uniquement réservée aux familles des marins disparus eut lieu en mer, le lendemain, à l’aplomb de l’épave.

Le Mardi 11 Janvier :

LE SOLEIL D'ORIENT

 

René ESTIENNE

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SOLEIL D'ORIENT

Raison d’être du chantier naval délimité le 31 août 1666 au pied de la « montagne » du Faouëdic, le Soleil d’Orient, vaisseau amiral emblématique de la Compagnie des Indes orientales, est indissociable de la création de Lorient. Sa disparition dans l’océan Indien en 1681, de retour du Siam, en fait une des épaves historiques les plus recherchées au monde.

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L'enjeu des eaux entourant les îles britanniques, majeur pour la pêche française et bretonne en parti- culier, a été au centre des débats longs et houleux entre les négociateurs européens et le gouverne- ment britannique. Les pêcheurs anglais voulant profiter du BREXIT pour se réapproprier la Zone Economique Exclusive des mers entourant leurs îles, dans laquelle ils ne retiraient que 32% de leurs captures alors que 50% des débarquements de la pêche bretonne proviennent des eaux britanniques.

La volonté de modifier cette situation va conduire après plus de 3 ans de discussions et de procédure à la rédaction d'accords vitaux et fondamentaux, mais néanmoins fragiles pour l'avenir de la pêche hauturière française.