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REMISE DES PRIX DU CONCOURS 2026

La cérémonie de remise des prix aux lauréats du Concours de Nouvelles 2026 du Cercle de la Mer de Lorient - Bretagne Sud s'est déroulée

 

Samedi 16 mai 2026 à 15 h 00

A la salle "Henri VERRIÈRE" 

 

Port de pêche de Lorient Keroman 

 

En l'absence de Monsieur François TOULLEC, président de l'Association, Monsieur Loïc LETERRIER, Vice-président prononce le mot d'accueil. 

 

Bonjour Mesdames, Mesdemoiselles, et Messieurs,

 

Bienvenue au Cercle de la Mer de Lorient-Bretagne Sud pour la remise des prix de notre concours de nouvelles 2026 qui avait pour thème cette année : « LA PASSAGÈRE CLANDESTINE ».

 

Je me présente, Loïc Le Terrier, Vice-Président de l’association.

 

Je remercie les élus qui nous font l’honneur de leur présence.

Madame Magali Pain, adjointe au maire de Lorient, déléguée à la Culture et au Patrimoine

Monsieur Mustapha El Kettab, adjoint au maire de Lorient, délégué aux bâtiments municipaux.

Madame Christine Le Normand, adjointe au maire de Ploemeur

Monsieur Aymeric VAZPIRES conseiller culture auprès de Madame Christine LE NORMAND à la Mairie de Ploemeur

 

Le Cercle de la Mer de Lorient est une Association Loi 1901, reconnue d’intérêt général, qui a été créée en Avril 2000. Elle accueille toute personne amoureuse de la mer, des océans et passionnée par la vie maritime.

 

Parmi nos activités annuelles, le Concours de Nouvelles prend une place particulière et permet à notre association un rayonnement, autant en Métropole que dans nos Territoires d’Outre-mer ainsi qu’à l’Étranger.

 

Nous avons l’honneur d’accueillir aujourd’hui Charles MADEZO, écrivain ploemeurois, que je salue et remercie vivement d’avoir accepté le parrainage du concours 2026.

 

Au nom du Conseil d’Administration, je remercie la Municipalité de Lorient et le port de Lorient de KEROMAN qui nous a permis de nous réunir aujourd’hui dans cette salle. Nous remercions également les entreprises partenaires qui nous permettent de récompenser les lauréats de notre Concours de Nouvelles 2026.

 

Je remercie chaleureusement André LE ROY, responsable de l’organisation de ce concours, et Frédérique MARIOTTI, Présidente du Jury, pour ce travail d’équipe remarquable, leur grande disponibilité et leur sens des responsabilités.

 

Merci André !

Je te passe la parole.

 

Discours de Monsieur André LE ROY

Référent - organisateur du concours de nouvelles.

Le Concours de Nouvelles 2026 du Cercle de la Mer de Lorient Bretagne-Sud, sur le thème « La passagère clandestine », lancé en juin dernier, a été clôturé le 19 janvier de cette année.
Nous avons reçu 98 nouvelles.
● 18 textes en catégorie « Jeunes » provenant pour la plupart de Bretagne 
  sauf 1 du département de l’Oise et 1 de Belgique.
    9 viennent de la région de Lorient (de Lorient, Larmor-Plage, Guidel et
    Ploemeur).
   6 viennent de la région de Vannes (de Vannes, Arradon, Saint-Avé).
    1 vient de Saint Renan près de Brest.
● 80 écrits en catégorie « Adulte » nous sont parvenus.
  Parmi ceux-ci : 1 venant  du Canada, 1 d’Espagne et 1 du Cameroun.
   Nous avons reçu 17 nouvelles de Bretagne (Morbihan , Finistère,
  Côte  d’Armor et Ille et Vilaine).
 
Le Jury a lu et relu les nouvelles pendant le premier trimestre 2026 pour aboutir à la nomination des lauréats.
Je tiens à remercier Madame Frédérique MARIOTTI et tous les membres du Jury, ainsi que tous ceux qui ont aidé à la réalisation de ce concours.
Je souligne l’implication de Mesdames les Professeurs de Français des collèges Jean-Paul II de Ploemeur et du Sacré Cœur de Vannes, qui ont motivé leurs élèves pour participer à notre concours
et je les en remercie vivement.

 

Je passe la parole à Madame Frédérique MARIOTTI, Présidente du Jury.  

Discours de Madame Frédérique MARIOTTI, Présidente du Jury.

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, Chers Amis,

 

Présidente du Jury, je souligne le plaisir de partager ce moment en votre présence, Monsieur MADEZO, qui avez accepté de parrainer le concours de nouvelles 2026 organisé par le Cercle de la Mer de Lorient-Bretagne Sud.

Je me permets de rappeler, Chers Amis, ce qu’est une nouvelle :

  • Un récit narratif (4 pages maximum), en prose, court, sans longue description, avec peu de personnages. Il n’y a ni développement sur leur psychologie, ni de digression.

  • L’action est réduite à un seul événement. (Unité d’action)

  • La nouvelle se clôt sur une chute inattendue. Pas de morale contrairement à la fable.

Notre jury est composé de Marie CABON, Maryvonne KEEN-TOULLEC, Christiane BERNARD, Yann PLOUGOULM, Michel TABARY, Valentine LETERRIER et de moi-même.

Nous avons lu attentivement et scrupuleusement analysé les textes proposés dont il ressort pour les lauréats les synthèses suivantes.

Pour nos jeunes lauréats :

            Première, Chloé de BLOCK

            « Ce qui s’invite sans bruit »

Un jour d’hiver, sur notre côte bretonne, l’histoire d’un baleineau et de sa mère …

          Deuxième, Camille BERNARD

          « De la campagne à la mer » 

          Visite surprise à bord d’un navire ?

          Troisième, Malo BERNARD

          « Bug Informatique » (que va nous lire Malo ou Christiane)

          Bug informatique : Présence humaine détectée à bord d’un pétrolier ?

 

Pour les adultes :

 

            Premier, Jean-Luc FRANCOIS

            « Ousmane, Leuk et Atsou sont en bateau … »

Lorient, cimetière de Carnel, le 14 décembre 2048.

           

            Deuxième, Richard DONINI

            « Mortes Eaux » (que Valentine va nous lire)

Mais quelle est donc cette effrayante passagère clandestine : Nul ne la vit monter à bord …

 

            Troisième, Sylvie WALCZAK

            « La conquérante » (que Frédérique va nous lire)

L’étrange histoire d’un dériveur de six mètres « Martin-Eden » et de son équipage.

Elle est née un matin de mai dans la moiteur parfumée d’un village près de Shanghaï.

Discours de Monsieur Charles MADEZO

Parrain du concours 2026

Les intrépides qui se lancent dans l’acte d’écrire sont tout de suite confrontés à une question primordiale : que valent les pages que je produis ?

( produire : faire exister ce qui n’existe pas encore. Le verbe produire a pris sa place dans le vocabulaire des artistes).

 Main à la plume vaut main à la charrue (AR)

Question angoissante, qu’est-ce que ça vaut ? Même chez Marguerite Duras : Écrire, on ne peut pas. Personne ne peut. Il faut le dire, on ne peut pas. Et on écrit.

A ce trac, on peut réagir avec humour et efficacité, comme le fait Jean Arp, peintre et poète flamand : C’est en écrivant qu’on devient écrevisse.

L’environnement immédiat, la famille, les amis, ne constituent pas un bon test.

Pour aller plus loin et accéder à la publication, on peut avoir un coup de chance Par exemple, rencontrer et séduire un éditeur. C’est rarissime.

Il y a le recours à un atelier d’écriture. Solution à risque, car le plus souvent l’atelier, payant, est une machine commerciale au profit de son organisation.

Reste un chemin plus ardu. C’est de se risquer dans le concours de nouvelles.  Une épreuve, car il s’agit d’affronter la concurrence, dans un défi à son amour-propre.

Histoire du concours de nouvelles de Brest et des profs de français du lycée d’H., où ceux-ci se sont tous dégonflés sauf un, de crainte de…

Ainsi le concours de nouvelles est une aventure pour les courageux. Et qui peut offrir le plus merveilleux retour.

Il faut féliciter le Cercle de la Mer qui offre tous les ans cette ouverture à celui qui veut tester sa manière d’écrire. Il faut féliciter car il s’agit d’un gros travail d’organisation, et aussi pour chacun des membres du jury qui se doit de lire attentivement plusieurs dizaines de fois plusieurs histoires et réfléchir aux arguments de son appréciation.

  

IA

Cette année, nous sommes à l’aube d’un monde nouveau, et j’ai souhaité tenir compte de cette évolution, plutôt de cette révolution qui nous guette par le surgissement d’un monstre polymorphe et vorace qu’on appelle Intelligence Artificielle.

Voir l’intitulé d’un article du dernier Télérama :

Le prochain Goncourt sera-t-il écrit par l’IA ?

 

Je me suis arrangé pour obtenir un certain nombre de nouvelles de l’IA. J’en ai sélectionné quatre qui ont été présentées au jury comme provenant de candidats humains. Le jury a déjoué ce piège. Bravo à tous et toutes. J’avoue avoir été étonné de cette performance, car les nouvelles de l’IA étaient solides. Et il y en a qui ont été présélectionnées, mais sans aller jusqu’au podium.

De plus, l’IA, avertie qu’il s’agissait d’un concours, avait pris toutes précautions pour se faire valoir : examen des membres du jury, contrôle des récents lauréats …

Lecture d’une nouvelle IA ?

 

Lauréats.

 

Bravo aussi aux lauréats qui, pour cette fois encore, ont pu doubler l’IA.

Voici ce qui m’a frappé et particulièrement intéressé dans les 6 essais ayant atteint le podium.

Tout d’abord, l’angoisse que traduit le choix du héros, ou, en l’occurrence, de la passagère. En proposant le sujet, la passagère clandestine, j’avais pensé à une femme désespérée qui rejoint son amant, ou sa famille, par exemple entre le Havre et New York. Ou bien, l’époque étant ce qu’elle est, à une migrante embarquée à Tripoli ou à Nouakchott. Je ne m’attendais pas du tout aux passagères convoquées dans cinq des six nouvelles primées : grippe espagnole, frelon asiatique, Covid, sauterelle. Et puis un monde de robots considérant tout humain comme clandestin.

Retournement des apriori. Bravo Sur ce point encore, l’IA est doublée. Bravo à Richard Donini pour sa grippe et à Sylvie Walczack pour son frelon,  leur dévoilement de cette anxiété flottante et diffuse autour de nous. .

Quant à Jean Luc François, il se tient lui, superbement dans le mode classique, faisant recours, d’une manière délicieuse, au monde de l’enfance. La passagère Atsou est une enfant de douze ans. A son propos, je vais faire référence à Camus :  Une œuvre d’homme n’est autre que le long cheminement pour retrouver, par les détours de l’art, les deux ou trois images simples et grandes sur lesquelles le cœur, une première fois, s’est ouvert.

Ou bien Baudelaire : le génie n’est que l’enfance nettement formulée

Et encore Jean Genet : créer c’est toujours parler de l’enfance

L’enfance et son regard.

Et je dois dire que, à la lecture de Ousmane, Leuk et Atsou font du bateau, je n’ai pu retenir une larme. Je crois que Jean Luc a, tout comme Camus , et aussi bien comme Proust, ce don d’aller chercher dans sa prose, ce punctum, ce point sensible qui, d’une manière ou d’une autre, nous concerne tous, et nous embarque à coup sûr avec Atsou sur le Cameroun Express.

 

Quant à Chloé, Camille et Malo, leur puissante imagination leur permettra très bientôt de convoquer les baleineaux, les sauterelles ou les robots pour les mêler, dans leurs prochaines nouvelles, aux péripéties de leur vie de plus en plus adulte. Et il faudra que nous soyons tous attentifs à la concurrence Camille-Malo !

Bravo à tous et merci au Cercle de la Mer, en particulier à mon désormais ami André le Roy, qui m’a assuré le contact avec le Cercle.

 

                                                                                      Charles Madézo

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Les lauréats entourés des Élus communaux, de la Présidente et membres du Jury et du référent organisateur du concours de nouvelles du Cercle de la Mer Lorient - Bretagne-Sud 

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Merci
à tous nos partenaires soutenant le Concours de Nouvelles
du
Cercle de la Mer Lorient Bretagne - Sud 

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2019 Cercle Mer de Lorient

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